Chaque automne, Inès Duval quitte la salle pendant quelques jours pour rejoindre les vignes. Cette année, elle vendange avec la famille qui produit le chasselas de la maison, sur les terrasses de Lavaux, entre Lutry et Chexbres.
Des vignes en escalier
À Lavaux, la vigne pousse sur des murets de pierre qui descendent jusqu’au lac. Les machines n’y passent pas : tout se fait à la main, grappe après grappe, et les caisses remontent à dos d’homme jusqu’au chemin. Le lac réchauffe les vignes le jour et leur rend la chaleur le soir ; c’est ce qui donne au chasselas sa rondeur.
« Quand on a porté les caisses soi-même, on ne sert plus un verre de la même façon », dit Inès en riant.
Ce qu’elle en rapporte
Ces journées servent aussi à goûter les vins de l’année précédente, encore en cuve, et à choisir ceux qui entreront à la carte. Cet hiver, vous trouverez au verre deux chasselas de Lavaux venus de deux villages voisins, à comparer côte à côte, et un gamay léger qui accompagne très bien les poissons du lac.
Inès racontera ses vendanges lors de notre prochaine soirée dégustation consacrée aux vins de Lavaux : six vins commentés, avec fromages d’alpage et charcuterie de la région. Les places sont limitées ; l’inscription se fait en ligne, sur la page des événements.
Le chasselas, à table
Notre conseil pour la saison : un chasselas de Lavaux avec les filets de perche, la féra au beurre blanc ou la fondue moitié-moitié. Sa fraîcheur et sa légère amertume en fin de bouche équilibrent le beurre et le fromage.